Nope... No right click here !
logo
logo

Une matinée au musée Guimet

Une matinée au musée Guimet

par Claire

En ce moment j’ai des envies de musées, alors oui je sais au printemps c’est plutôt la période des envies de fraises, mais pour le coup ce sera une expo sans chantilly. Et ça tombe bien car au musée national des arts asiatiques il y a deux expositions temporaires qui touchent de près l’univers féminin.

 Bon à savoir, en prenant un billet jumelé expositions temporaires et collection permanente à 9,50 euros le billet est valable pour une journée (entrées-sorties acceptées)
Possibilité aux porteurs d’un billet jumelé d’effectuer une seconde visite des collections permanentes dans les 14 jours qui suivent la date d’achat du billet.
Pour toute information complémentaire pour préparer votre visite vous trouverez les infos sur le site même du musée.

  • Exposition Alexandra David-Néel: une aventurière au musée du 22 février au 22 mai 2017

C’est sous l’œil bienveillant du grand Bouddha de la bibliothèque du musée Guimet que la jeune Alexandra David-Néel, née en 1868, découvre sa vocation : elle sera orientaliste et ses pas la mèneront sur les chemins, parfois périlleux, de l’Asie. Cette femme exceptionnelle sera tour à tour chanteuse d’opéra, journaliste, orientaliste, exploratrice, anarchiste, écrivaine, franc-maçonne, bouddhiste et tibétologue.

Elle fut, en 1924, la première femme d’origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit dont les journaux se firent l’écho un an plus tard et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.

Durant ses séjours himalayens, cette aventurière collecte de précieux témoignages – livres, peintures ou masques de danse rituelle -, qui, riches de symboles, sont autant d’expressions des principes du bouddhisme ésotérique. A la fin de sa vie Alexandra David-Néel choisit de léguer au musée un ensemble de ces œuvres, ainsi que sa bibliothèque tibétaine.

L’exposition  vous permettra de voir une belle collection de photographies, de thangka (peintures) et d’objets rituels. J’ai trouvé l’exposition un peu succincte mais c’est une bonne introduction à l’univers incroyablement riche de cette femme hors du commun.

 

  • Kimono, au bonheur des dames: du 22 février au 22 mai 2017 Nocturnes exceptionnelles les 10 mars et 6 mai, de 18h00 à 23h00

Pour la première fois hors du Japon sont exposées en France les plus belles pièces textiles de la collection de la célèbre maison Matsuzakaya, fondée en 1611. À travers ces kimonos exceptionnels est porté un regard inédit sur l’évolution de la mode au Japon depuis l’époque d’Edo (1603-1868) jusqu’à nos jours. L’exposition traite de l’évolution de ce vêtement et de ses accessoires et montre leurs réinterprétations dans la mode japonaise et française contemporaine.

Porté à l’origine comme un vêtement de dessous par l’aristocratie, avant d’être adopté par la classe des samouraïs comme vêtement extérieur, le kimono est vite devenu un vêtement usuel pour toutes les classes de la population japonaise. Il faut attendre le milieu du 19e siècle pour le voir porter en France par les élégantes en tant que vêtement d’intérieur à une époque où le goût pour le « japonisme » se retrouve chez les créateurs de mode comme Paul Poiret (1879-1944) ou Madeleine Vionnet (1876-1975).

Aujourd’hui, de nombreux créateurs de mode japonais comme Kenzo Takada ou Yohji Yamamoto ou particulièrement Junko Koshino revendiquent son influence.

Vous pouvez retrouver un article très complet sur un site très complet que j’ai découvert récemment: Le Globe Flyer.

J’ai trouvé cette exposition particulièrement riche et  très visuelle, les kimonos exposés sont de toute beauté tout comme les autres objets ; accessoires de coiffure, estampes etc…

Musée National des arts asiatiques-Guimet

Pour débuter votre visite je vous conseille de commencer par l’exposition des Kimonos au sous-sol, puis de grimper au dernier étage avec l’exposition consacrée à Alexandra David-Néel et ensuite de flâner dans les collections permanentes du musée en redescendant progressivement jusqu’au RDC.

J’ai particulièrement aimé découvrir la richesse des collections chinoises avec ses quelques  10 000 céramiques…Je regrette parfois dans certains musées le manque d’explications surtout si vous avez fait l’impasse sur l’audioguide, ce n’est pas le cas du musée Guimet qui n’est pas avare de descriptions!

Voici quelques pièces (et leur décryptage) qui ont attiré mon attention:

  • Sur cette jarre mille fleurs de la dynastie Qing (1644-1911) issue des fours de Jingdezhen , les fleurs sont rendues avec une exquise précision, la pièce est un véritable tour de force technique qui suppose la maîtrise de mélange de colorants dont les températures de cuisson peuvent être difficile à concilier. L’objet a nécessité au moins deux cuissons parfaitement conduites à une époque où la température du four ne pouvait être contrôlée que de manière empirique.

  • Ce bol est en porcelaine jaune des fours de Jingdezhen. Le jaune s’affirme comme la couleur impériale par excellence. Utilisé sur glaçure aussi bien sur des pièces monochromes qu’en association avec le bleu cobalt (porcelaine dite « deux couleurs » ), la glaçure « jaune impérial » est particulièrement appréciée dans l’ntourage immédiat des souverains et par les plus hauts dignitaires.

Cette visite aura aussi été l’occasion de découvrir une artiste plasticienne contemporaine : Prune Nourry  dont les oeuvres sont disséminées un peu partout dans les collections permanentes. J’avoue que je n’ai pas tout aimé, mais j’ai été sensible à son travail Terracotta Daughters. En 2013 avec la collaboration d’artisans copistes elle crée une armée de 108 petites filles sur le modèle de l’armée des soldats en terre cuite de Xi’an. L’artiste hybride ici les soldats vieux de 2000 ans avec les portraits de huit orphelines des campagnes chinoises où la sélection du sexe est la plus drastique. Cette installation qui a fait le tour du monde sera enfouie en Chine en 2015 dans un lieu tenu secret et sera exhumée en 2030 date à laquelle le déséquilibre homme-femme sera le plus criant dans ce pays.

Je termine cet article avec quelques photos du musée en espérant vous avoir donné l’envie d’aller y faire un tour! Bonne visite !

 

Published by

Une réflexion au sujet de « Une matinée au musée Guimet »

  1. Coucou Claire!
    Très agréable ton site! ton article est concis et plus facile à lire que les miens. C’est écrit plus gros donc plus accessible également.
    Je parlerai de toi dans ma prochaine lettre heddomadaire avec le lien de cet article ( au fait, merci pour ton lien vers LeGlobeFlyer!!)
    Je souhaiterais aussi inscrire ton site dans ma rubrique Mes Liens mais je n’ai pas de photo de ton site. Pourrais-tu m’en faire parvenir une, en jpeg si possible? mon mail: ychapelain2009@gmail.com
    Pour info, j’ai déjà inscrit le site menilmonde.com sur cette rubrique.
    Bravo encore Claire et peut être à bientôt au hasard des rotations…
    Bises
    Yves

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *