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Category : Art

30 Avr 2017

Visite du MOMA à New-York

Il y a en ce moment de belles expositions consacrées aux femmes artistes. Il se trouve que ce mois-ci je me suis rendue pour raisons professionnelles à New-York qui est l’une de mes villes préférées. J’en ai profité pour visiter deux musées, le American Museum of Natural History et donc le MOMA où se tient une exposition consacrée aux femmes artistes de la période d’après-guerre jusqu’aux débuts du mouvement féministe.

25 Avr 2017

Une matinée au musée Guimet

En ce moment j’ai des envies de musées, alors oui je sais au printemps c’est plutôt la période des envies de fraises, mais pour le coup ce sera une expo sans chantilly. Et ça tombe bien car au musée national des arts asiatiques il y a deux expositions temporaires qui touchent de près l’univers féminin.

20 Oct 2016

Discover

09 Oct 2016

J’ai découvert Tacita Dean lors d’une visite impromptue au Musée d’Art Moderne de Paris c’est un lieu intemporel exposant des oeuvres aussi abstraites que structurées. Les visiteurs y déambulent pensivement en oubliant le temps qui passe et la pluie qui tombe dehors. On s’y sent bien dans ce musée, un peu comme à l’abri d’un cocon. Un endroit déroutant pour ceux qui comme moi sont de jeunes padawans pour tout ce qui touche à l’art moderne. Mais c’est une bonne chose d’être dérouté, c’est un sentiment qui nous oblige à sortir de notre zone de confort, et  à nous aventurer hors des chemins balisés. C’est là que j’ai découvert le travail de Tacita Dean.

Alors qui est Tacita Dean?

Tacita Dean est une artiste et réalisatrice britannique née à Canterbury en 1965. Elle étudie et obtient  une maîtrise en Beaux-Arts de la Slade School of Fine Art. Le temps, son caractère cyclique, les processus de disparition et d’apparition, constituent les thèmes centraux de son oeuvre.

Pour ceux qui aiment les descriptions épiques ainsi que les concepts artistiques (ce que moi j’appelle: masturbation narrative…) , voici ce qui est dit de Tacita Dean:

 » Elle aime suspendre le temps pour le rendre palpable et diluer ainsi le passé, le présent et le futur dans une temporalité unique. Ses oeuvres racontent des histoires qui auraient pu exister mais qui n’ont pas eu lieu. Elles ne nous parlent pas d’un présent véridique, mais de ce qui aurait pu être. Les oeuvres de Tacita Dean démontrent ainsi que nous pouvons reconstruire l’histoire à partir des ruines que le temps laisse sur son passage. »

« Ayant souvent recours à des prises de vue en temps réel et à des successions de plans fixes, l’artiste place le spectateur en situation d’attente et perturbe ainsi profondément sa perception du temps. Elle utilise différentes techniques comme la photographie, le dessin, l’installation mais privilégie le cinéma sur pellicule argentique en 16 et 35 mm. Elle est par ailleurs activement engagée dans la préservation de ce médium aujourd’hui en voie de disparition ».

Dans un langage plus accessible je dirais que Tacita Dean est une artiste qui ne cherche pas à représenter la réalité et ne vous attendez pas non plus à une narration classique dans ses oeuvres vidéos.

C’est justement son film JG que j’ai visionné dans la pénombre accueillante d’une des salles du musée (et propice à une douce somnolence)…

Alors de quoi parle ce film JG? Voici le concept (pour ceux qui sont allergiques aux concepts je vous conseille de sauter le paragraphe et de vous faire votre propre idée en visionnant directement l’extrait du film) :

« Le projet JG a hanté l’esprit de Tacita Dean pendant de longues années, avant de prendre forme dans un film de 26 minutes. Il doit surtout à la fascination que Robert Smithson, grand nom du Land Art, a exercé sur l’artiste, et notamment son œuvre Spiral Jetty, sorte d’immense tourbillon fait de terre et de pierres, qu’il édifia en 1970 dans le Grand Lac Salé de Utah, et qui fut ensevelie deux années plus tard à peine par les eaux du lac.

JG se pense avant tout comme une quête, un périple, une odyssée lancée par Tacita Dean, mais qui se solde par un rendez-vous manqué avec la fameuse Spiral Jetty. En effet, tout débute en 1997 lorsque Tacita Dean entend à la radio que la Spiral Jetty aurait réapparu à la surface du Grand Lac Salé. Ebranlée par la nouvelle, Tacita Dean décide de se rendre sur les lieux où l’œuvre de Smithson a été bâtie. Las, impossible d’en retrouver la moindre trace: les indications qu’elle récupéra auprès du Arts Council de Utah n’étaient pas fiables. Et Smithson, décédé dans un accident d’avion en 1973, semblait avoir emporté avec lui le secret de sa Spiral Jetty, sa localisation exacte, et sa secrète signification. Le film JG, quant à lui, réactive la part de mystère planant autour de la Spiral Jetty, et la légendaire aura dont elle jouit. Le film a été pensé comme une boucle, conformément à la spirale temporelle que symboliserait l’œuvre de Smithson. Toutefois, les plans montés par Tacita Dean ne se situent pas uniquement au Grand Lac Salé de Utah. JG ouvre donc ses perspectives à d’autres paysages, dont la Californie. Une horloge vient ponctuer le découpage du film, affichant un horaire répété par une voix-off. Celle-ci nous offre même parfois quelques allitérations poétiques, jouant des sonorités du «sun» et du «salt».  »

Ce que j’ai aimé dans ce film? Au début mon cerveau s’est révolté contre cette succession de plans longs apparemment sans queue ni tête, puis aidée par le doux ronron de la pellicule et la pénombre de la salle j’ai peu à peu lâché prise et me suis laissée emporter dans cette lente valse ponctuée d’ondulations et de bruissements. J’ai apprécié les passerelles entre le monde de la nature et celui des hommes.

En voici un extrait:

 

Voici également pour les anglophones une interview très intéressante de l’artiste: